Le sourcing 2.0 dans le e-commerce

Le Sourcing 2.0 : comment Kiwezo veut mettre fin au cauchemar des e-commerçants

En partenariat avec Kiwezo

Alors que le e-commerce français a franchi la barre des 175 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024 selon la Fevad, une nouvelle plateforme d’accompagnement baptisée Kiwezo, lancée par l’opérateur télécoms Bisatel, se positionne sur le créneau du sourcing intelligent et de l’accompagnement clé en main. Son objectif : résoudre les problèmes de fournisseurs, de logistique et de rentabilité qui font échouer la majorité des boutiques en ligne.

Un marché en pleine expansion, mais un taux d’échec persistant

Le commerce en ligne ne cesse de battre des records. Avec 2,6 milliards de transactions enregistrées en 2024, une croissance de 9,6 % du chiffre d’affaires et 41,6 millions de cyberacheteurs actifs en France, le secteur attire chaque année de nouveaux entrepreneurs. La Fevad anticipe un passage au-dessus des 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires dès 2026. Le nombre de sites marchands actifs a progressé de 9 % pour atteindre 153 000 plateformes recensées.

Mais derrière ces chiffres se cache une réalité moins reluisante. D’après les données de l’INSEE analysées par Shopify, environ 31 % des entreprises créées en France en 2018 avaient fermé avant 2023. Le taux d’échec annuel moyen s’établit à 12 % pour les entreprises ayant survécu à leur première année. Dans le e-commerce, les causes sont identifiées de longue date : mauvais choix de fournisseurs, logistique défaillante, marges insuffisantes, et dépendance excessive à la publicité payante.

Le « mur de la croissance » : quand la logistique tue la rentabilité

Le sourcing, c’est-à-dire la recherche et la sélection de fournisseurs fiables, constitue la première et la plus critique des étapes de la chaîne d’approvisionnement. Pour les entrepreneurs qui se lancent dans la vente en ligne, l’équation est complexe. Commander trop de stock et les coûts d’entreposage explosent. Commander trop peu et la rupture provoque l’insatisfaction du client.

Les frais d’expédition imprévus, la qualité variable des produits et la gestion chaotique des retours forment ce que les professionnels appellent le « mur de la croissance ». Un client déçu exige un remboursement immédiat et laisse un avis négatif. La réputation de la boutique s’érode. Les marges fondent. L’étude France Supply Chain et Sopra Steria Next publiée en mars 2025 confirme ce diagnostic : seules 10 % des entreprises françaises disposent d’une vision claire sur plusieurs niveaux de leur chaîne d’approvisionnement.

Kiwezo : une approche intégrée née de l’expertise télécoms

C’est dans ce contexte que Kiwezo entre en scène. La plateforme est une émanation de Bisatel, opérateur télécoms français présent depuis plus de vingt ans dans les solutions d’infrastructure numérique, les services MVNO en marque blanche et la connectivité eSIM. Ce positionnement original — un acteur des télécommunications qui investit le champ du e-commerce — repose sur une conviction : les compétences acquises dans la gestion d’infrastructures réseau complexes, la relation fournisseur à l’international et l’optimisation des flux sont directement transférables au commerce en ligne.

Kiwezo propose un modèle d’accompagnement qui se veut global. La plateforme intègre la recherche de niches à forte marge, le sourcing de fournisseurs vérifiés, la gestion logistique incluant les expéditions et le service après-vente, ainsi qu’un coaching personnalisé. L’objectif affiché est de permettre à un entrepreneur de lancer une boutique en ligne rentable sans recourir au budget publicitaire, en s’appuyant sur le référencement naturel et l’intelligence artificielle.

Le sourcing intelligent : sélectionner plutôt que subir

Le terme « sourcing intelligent » tel que défini par Kiwezo recouvre une méthode structurée. Il ne s’agit pas de se contenter de parcourir Alibaba ou AliExpress à la recherche du prix le plus bas. La démarche consiste à évaluer chaque fournisseur selon des critères croisés : fiabilité des délais, conformité aux normes européennes, qualité des échantillons, conditions de retour et capacité à monter en volume.

Cette approche rejoint les recommandations émises par Shopify et les analystes du secteur. Selon un rapport de QIMA, la Chine demeure le premier marché de sourcing pour environ 50 % des entreprises aux États-Unis et au Royaume-Uni. Mais la tendance au nearshoring, c’est-à-dire le rapprochement géographique des fournisseurs, s’accélère. Les perturbations causées par l’instabilité géopolitique, l’évolution des politiques commerciales et les répercussions post-pandémiques ont rendu dangereuse la dépendance excessive à l’égard de fournisseurs éloignés.

Kiwezo entend se différencier en proposant un panel de fournisseurs pré-validés, accompagné d’une analyse de marge automatisée. Le vendeur en ligne dispose ainsi d’une vision claire du profit net sur chaque produit avant même de passer commande.

Le No-Code et l’IA au service de l’entrepreneur

L’un des piliers de l’offre Kiwezo repose sur la création de boutiques en ligne « No-Code ». Cette approche permet à un entrepreneur sans compétences techniques de déployer un site e-commerce fonctionnel, optimisé pour le référencement naturel. La plateforme intègre des outils d’intelligence artificielle pour générer des fiches produits, optimiser les descriptions et structurer l’arborescence du site.

En 2025, 82 % des entreprises du e-commerce utilisent déjà l’IA générative, selon les chiffres de la Fevad. Cette adoption massive reflète une prise de conscience : dans un marché où 153 000 sites se disputent l’attention de 41,6 millions d’acheteurs, la qualité du contenu et la visibilité organique constituent un avantage compétitif déterminant.

Kiwezo mise sur le trafic gratuit issu du SEO organique plutôt que sur la publicité payante. Cette stratégie, si elle demande un investissement initial en temps et en contenu, vise à construire un flux de visiteurs pérenne et à éliminer la dépendance aux plateformes publicitaires dont les coûts ne cessent d’augmenter.

La logistique automatisée : anticiper plutôt que subir

Le deuxième volet de l’offre porte sur l’automatisation de la logistique. Kiwezo intègre un système de gestion des commandes qui connecte le site marchand aux fournisseurs, optimise les flux d’expédition et automatise le traitement des retours. Le service après-vente est conçu pour transformer les litiges en opportunités de fidélisation, avec une gestion des retours fluide qui protège la e-réputation du vendeur.

Cette dimension logistique répond à une attente forte des consommateurs. Selon la Fevad, 81 % des e-acheteurs français privilégient la livraison à domicile et le coût de livraison demeure le facteur principal dans leur choix. Le taux moyen d’abandon de panier s’établit à 70 % selon le Baymard Institute, et les frais d’expédition cachés figurent parmi les premières causes d’abandon.

L’apport des télécoms : connectivité et équipement

L’ancrage télécom de Kiwezo se matérialise également par l’accès à des équipements professionnels adaptés à la gestion d’un commerce en ligne en mobilité. Smartphones, tablettes et solutions de connectivité eSIM permettent au e-commerçant de piloter sa boutique depuis n’importe quel endroit, avec une connexion sécurisée.

Cette convergence entre télécommunications et commerce en ligne n’est pas anodine. Le mobile représente désormais 75 % du trafic total sur les sites e-commerce en France, selon Think with Google. Les sites qui se chargent en moins de deux secondes enregistrent un taux de conversion supérieur de 20 %. La performance technique, la connectivité et la sécurité des échanges de données forment un triptyque indissociable pour tout e-commerçant qui veut durer.

Un modèle encore à prouver

Kiwezo se positionne sur un créneau prometteur mais concurrentiel. Les plateformes d’accompagnement au e-commerce se multiplient, de même que les offres de formation au dropshipping ou à la création de boutique en ligne. Selon Statista, Alibaba conserve plus de 35 % des parts de marché dans le dropshipping mondial, tandis que les plateformes européennes comme Spocket ou BigBuy progressent rapidement.

La valeur ajoutée revendiquée par Kiwezo tient dans l’intégration de l’ensemble de la chaîne : du sourcing à la logistique, du SEO à la formation, sans oublier l’infrastructure télécom. Ce modèle « tout en un » vise à éliminer les points de rupture qui conduisent la plupart des boutiques en ligne à l’échec.

Le pari reste à valider dans la durée. Le marché du e-commerce français se caractérise par une croissance soutenue mais aussi par une concurrence intense, une réglementation en évolution — la loi du 10 juin 2025 interdisant aux influenceurs la promotion de produits d’ultra fast-fashion en est l’illustration — et des consommateurs de plus en plus exigeants sur la qualité, les délais et la transparence.

Le e-commerce français à la croisée des chemins

Le tableau d’ensemble est clair. Avec 73,3 % des Français de plus de 15 ans qui achètent en ligne, un taux supérieur de huit points à la moyenne européenne, le marché français offre un potentiel considérable. Mais la professionnalisation du secteur impose des exigences nouvelles. Les trois défis identifiés par la Fevad — environnemental, réglementaire et sécuritaire — obligent les acteurs à structurer leur approche.

L’initiative de Kiwezo s’inscrit dans cette logique de montée en compétence. En proposant un accompagnement intégré qui couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, du fournisseur au client final, la plateforme tente de répondre à une demande croissante : celle d’entrepreneurs qui veulent vendre en ligne sans subir les aléas d’un marché où la maîtrise du sourcing et de la logistique fait la différence entre succès et faillite.


Sources :

  • Fevad, « Chiffres clés du e-commerce 2025 » (juillet 2025)
  • INSEE, données sur la survie des entreprises créées en 2018
  • France Supply Chain / Sopra Steria Next, « Indice de maturité résilience des entreprises » (mars 2025)
  • QIMA, données sur les marchés de sourcing internationaux (2024)
  • Baymard Institute, études sur l’abandon de panier en e-commerce
  • Think with Google, données sur le trafic mobile e-commerce (février 2025)
  • Shopify France, « Pourcentage d’entreprises qui échouent » (septembre 2025)
  • Shopify France, « Sourcing de fournisseurs : le guide ultime des retailers 2025 »
  • Statista, parts de marché des plateformes de dropshipping (2024-2025)
  • Loi du 10 juin 2025 relative à la promotion de produits d’ultra fast-fashion

Laisser un commentaire